Motivation

Travailler plus longtemps, c’est travailler de son propre chef

L’employabilité durable va de pair avec une motivation de qualité. Parce que les collaborateurs qui ont l’envie profonde de travailler resteront automatiquement actifs plus longtemps. C’est aussi ce que révèle une étude de Securex, achevée entre janvier et février 2017 : les travailleurs qui qualifient leur emploi d’ " agréable " ou d’ " utile" veulent travailler quatre ans de plus. L’employabilité durable joue donc un rôle clé.

Les travailleurs ne considèrent pas tous leur emploi agréable, intéressant, pertinent ou utile. Le travailleur belge travaille de moins en moins « parce qu’il en a l’envie » (= motivation autonome), mais bien «  parce qu’il le doit ». Une situation qui se reflète dans les statistiques : depuis 2009, la motivation autonome a diminué de 7 %. Une évolution inquiétante. La motivation autonome est essentielle pour que les gens travaillent plus longtemps :

  • les travailleurs automotivés veulent travailler jusqu’à 60 ans ;
  • les autres veulent travailler jusqu’à 56 ans.

Une différence significative de 4 ans. Mais l’âge de la pension proposé de 67 ans est encore bien loin. La solution est évidente : investir davantage encore dans la motivation autonome. De quoi accroître l’employabilité à long terme et réduire la propension à l’absentéisme et au burn-out.

Mais comment changer la donne ? Comment faire en sorte que les collaborateurs travaillent plus longtemps de leur plein gré ? Securex recommande la motivation ABC. Un accent sur trois aspects :

  • autonomy – plus d’autodétermination ;
  • belongingness – plus d’adhésion au travail ;
  • competences – plus d’attention aux aptitudes, aux talents et aux intérêts.

Le leadership durable en est une condition indispensable. Il s’agit d’une forme de coaching qui prend en compte le facteur humain individuel : les préférences, les ambitions et la personnalité d’un travailleur.

Le responsable remplace alors le climat de contrôle et d’obligations par un climat de confiance, de pertinence et d’engagement. Le collaborateur a ainsi toute la liberté de s’épanouir selon ses propres moyens. Et de s’armer pour l’avenir. Il se peut que le responsable doive d’abord modifier son état d’esprit. Une mentalité pleine de positivité, de confiance et d’apprentissage est indispensable pour les chefs d’équipes et les managers qui visent l’employabilité durable.

Les autres acteurs ont bien évidemment aussi une part de responsabilité :

  • le travailleur réfléchit à ses passions et ses objectifs. Il a idéalement un plan B. Et il peut répondre à la question : que ferais-je si mon emploi venait à disparaître demain ?
  • le gouvernement doit créer un cadre juridique et budgétaire pour la flexibilité et l’autonomie afin de remplacer le sentiment d’obligation.

En bref ? Doper l’employabilité par le biais de la motivation relève de la responsabilité de tous les acteurs de la société.

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